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Inspiration

White Mask
White Mask

Anoush Abrar pour Anoush Abrar

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Crédits

Année

2019
Synopsis.
WHITE MASK Mon travail photographique a souvent convergé vers des sujets à accès limité. En effet mes précédents projets ont porté sur des séries comme la riche communauté iranienne juive à Los Angeles, les jeunes filles en Californie qui veulent devenir actrices et utilisent l’érotisme afin de subvenir à leurs besoins financiers, les vétérinaires fédéraux en Suisse qui opèrent les vaches et chevaux et analysent des maladies rares, une base mili- taire où s’entrainent des meilleurs de pilotes, et pour finir les « Real Dolls », des poupées sexuelles en silicone qui sont assemblées à San Diego. Dand la même logique, une de mes fascinations a toujours été le monde des geishas et cet attrait s’est intensifié lorsque j’ai lu, il y a 10 ans, le fameux livre « Mémoire d’une Geisha ». Un monde extrêmement fermé et secret, où les Japonais eux-mêmes ne connaissent pas les envers du décor. Ces maîtres du divertissement, expertes dans les arts traditionnels japonais, dont la mu- sique, le chant et la danse, se trouvent exclusivement dans la région de Tokyo et Kyoto. Les geikos étaient habituellement le nom donné aux geishas de Kyoto; de nos jours, le terme « geisha » est devenu générique et englobe les deux régions. Avant de devenir une geiko, ces jeunes femmes ont le titre de maiko (une apprentie geiko) et doivent suivre une formation d’environ 5 ans (généralement entre la 15ième et 20ième année de leur vie). Mon travail a donc naturellement commencé dans le quartier de Gion à Kyoto. En effet, c’est là que l’on trouve les geishas les plus traditionnelles ; les fameuses geikos de Kyoto. Plusieurs semaines de négociations ont été nécessaires afin de pouvoir entrer par la petite porte dans ce monde réservé exclusivement à une élite. Il faut bien comprendre qu’il est impossible d’approcher une geiko sans l’aide d’un japo- nais et il est encore plus difficile de faire un travail sur elles sans passer plusieurs paliers que je peux appeler les paliers de confiance. Pour cette série j’ai voulu travailler sur « différents niveaux visuels » comme portraits, documentaire et parfois reportage. Les Japonais n’aiment pas beaucoup les images sombres et en particulier l’ombre. Drôle de hasard pourtant quand on sait que le terme japonais utilisé pour dire prendre une photo se dit « Satsu Ei »( 撮影) et signifie littéralement « prendre l’ombre » . J’ai transposé ma culture visuelle occidentale sur la culture japonaise en jouant avec l’ombre et la lumière, souvent de manière picturale. Dans la finalité de ce travail, j’aimerais réaliser un livre dont le titre provisoire est « White Mask ».
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